Lorsqu’on commence à pratiquer le Tarot, il est fréquent de chercher des réponses dites « objectives ». Pourtant, dans la pratique du Tarot, il est essentiel de comprendre que la subjectivité n’est pas un obstacle à l’interprétation – c’est, en réalité, votre meilleur allié. Le Tarot est un langage symbolique, et en tant que tel, il prend toute sa richesse lorsque nous y investissons notre propre expérience, nos émotions et nos intuitions.
La quête de l’objectivité : Un piège dans le Tarot
Dans la quête de l’objectivité, nous avons souvent tendance à effacer le sujet, c’est-à-dire l’individu qui pose la question et cherche des réponses. Cette démarche est très limitante, car elle fait disparaître la part essentielle de l’interprétation : le point de vue personnel. Le Tarot, contrairement aux sciences exactes, n’est pas un domaine où l’on peut se permettre d’éliminer le sujet. Chaque tirage naît d’une question précise, posée par une personne précise, avec un contexte précis. En désirant être absolument objectif, on risque de réduire cette interaction à quelque chose de stérile, privé de sens profond. Il y a toujours un sujet qui pose une question et cherche une réponse, et c’est cette présence qui donne à la pratique du Tarot sa pertinence.
Donc, en cherchant une objectivité absolue, on risque de passer à côté de l’essentiel : la rencontre intime entre le consultant et les cartes.
Oser la subjectivité : Une porte vers l’inconscient

Assumer la subjectivité dans une lecture de Tarot est une posture qui vous permet de plonger plus en profondeur dans votre inconscient. Quand vous regardez une carte, vos réactions – qu’elles soient positives, négatives ou neutres – sont des indices précieux qui vous parlent de votre propre paysage intérieur.
La subjectivité vous permet d’adopter une posture participative face aux cartes, où vous êtes protagoniste de votre propre histoire. Ce n’est pas un exercice passif, mais un dialogue actif. Lorsque vous tirez une carte, demandez-vous : qu’est-ce que cette image évoque en moi, ici et maintenant ? Est-ce que j’aime cette carte ou est-ce que je ne l’aime pas ? Quels souvenirs, émotions, ou réflexions fait-elle surgir ? C’est dans ces questions que réside le chemin vers une réponse plus claire et pertinente.
La subjectivité comme chemin vers l'universel
Paradoxalement, plus nous acceptons notre subjectivité, plus nous nous ouvrons à une forme profonde de vérité universelle. Carl Jung évoquait souvent l’inconscient collectif, ce réservoir commun de symboles et d’archétypes qui relie tous les êtres humains. En plongeant sincèrement dans nos réactions subjectives aux cartes, nous ne découvrons pas seulement des éléments personnels – nous entrons également en résonance avec des thématiques universelles, des motifs partagés par toute l’humanité. Nos impressions personnelles deviennent des passerelles vers ces archétypes. En traversant notre inconscient personnel, nous touchons à des vérités qui dépassent notre propre ego, nous permettant de reconnaître des lois universelles qui émergent à travers des expériences particulières.

Se laisser transformer par les cartes
En fin de compte, la pratique du Tarot est un voyage de transformation intérieure et de connaissance du soi. Chaque tirage est une occasion de se connaître mieux, de se laisser transformer par les images et par les histoires qu’elles racontent. En évitant de tomber dans le piège de l’objectivité à tout prix, vous donnez aux cartes la liberté d’être des compagnes de route qui vous aident à explorer la réalité de qui vous êtes.
Alors, la prochaine fois que vous faites une lecture de Tarot, souvenez-vous que vos impressions subjectives sont la clé. Osez ressentir, osez vous questionner, et osez être honnête avec vous-même. Car c’est à travers votre propre regard que le Tarot prend vie et vous parle avec profondeur.


Merci Gérardo pour ce partage. Je ressens bien cette énergie pour ce janvier 2025 ,en espérant que ce soit promesse d’accomplissement ..